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 Kiss 17 juin à Bercy

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otto
bavard et fier de l'être


Nombre de messages: 30
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Date d'inscription: 29/01/2006

MessageSujet: Kiss 17 juin à Bercy   Dim 29 Juin - 22:59

Quelle journée ! Je vais voir Kiss, c’est incroyable, je vais voir Kiss, c’est énorme. Ca me fait toujours quelque chose quand je vais voir un groupe qui a bercé mon adolescence et qui me semblait inaccessible en dehors de la télé.

En plus ce jour-là, il fait beau, je m’installe sur les marches d’escalier de Bercy et je regarde la foule se masser devant Bercy en attendant mon père et mon frère.

C’est un festival de t-shirts à l’effigie de Kiss, de gens maquillés et voir carrément costumés dont certains sont de réelle réussite (un Ace Frehley avec de l’embonpoint et un Gene Simmons ressemblant).

Mon père et mon frère arrive enfin et on monte les marches de Bercy pour rentrer. Etonnement, il n’y a pas foule (par rapport à Iron Maiden où il nous a fallu 1 heure pour être à l’intérieur de Bercy) et en quelques minutes on pénètre dans le temple afin de communier pendant avec Kiss.

Comme d’habitude, l’attente est longue, longue, très longue, trop longue. Cependant pour vous faire saliver, il y a 4 écrans de télé géants sur la scène. Pour nous faire patienter, on nous envoie Cinder Road, pourquoi pas… Je ne connais pas ce groupe, c’est l’occasion. 5 mecs arrivent sur scène en courrant et rentrent directement dans le vif du sujet en nous jouant un rock… énergique… 3 guitares… un son fort… mais dégueulasse… Enfin tout ça pour nous jouer un rock dans le style de Bon Jovi, un rock pour fille… C’est à dire que ça sonne puissant mais ça reste gentillet, un peu comme le téléfilm américain sauf que ce soir je suis venu voir un blockbuster. J’utilise encore la technique du spectateur enthousiaste en applaudissant chaleureusement pour leur faire croire que c’est fini et qu’il faut partir. Mais ça ne marche jamais, ça produit l’effet contraire, je subis leurs chansons… Enfin le chanteur balance au micro « this is the last song », j’applaudis en soupirant « enfin ! »

Maintenant il faut attendre que les techniciens débarrassent les instruments de Cinder Road, pour patienter on parle foot en famille. L’attente est longue, longue, très longue, trop longue pour moi. Je relooke une fille dans un pantalon en cuir moulant, c’est la femme de ma vie et je n’ose l’aborder… Puis je rigole avec mon père sur la hauteur des micros, je lui dis que Mimi Mathy doit monter sur les épaule de Passe-Partout pour pouvoir simplement régler le micro, effectivement les musiciens de Kiss sont grands, comme Sarkozy avec ses talonnettes.

Soudain des rideaux tombent devant la scène avec Kiss dessus. Zut on ne voit plus rien maintenant, puis la sono diffuse « For Those About The Rock » d’AC/DC qui me fait chanter et rappeller leur concert au stade de France : quel show !

La sono de Bercy passe maintenant « Won’t Get Fooled Again » des Who, pour les gens qui ne connaissent pas, c’est la musique du générique « Les Experts : Miami », c’est triste comme référence pour ce standard du rock, à un moment quand on est artiste il faut bien manger…

Soudain la lumière s’éteint alors que la chanson des Who n’est pas fini. Ce n’est pas possible, Kiss qui ne va pas jouer dessus « Won’t Get Fooled Again », c’est un concert pas une partie de Guitar Hero sur console de jeux. De plus avec le rideau, on ne voit rien de la scène.

Tout à coup, on entend toujours sur les Who, une batterie qui joue par dessus le morceau. Cette fois, c’est sûr, l’entrée de Kiss est imminente, le batteur est déjà en place.

Des projecteurs font danser sur les gens des lumières mauves et vertes et une musique d’intro retentit avec une voix.

Explosion, le rideau tombe et le groupe Kiss descend d’un élévateur sur scène tout en jouant. Le son est correct et dès le début on démarre sur les chapeaux de roues avec Deuce et Strutter.

Paul Stanley (starchild) communique avec le public avec le traditionnel « bonsouar Pawisse, ça va ? », à sa question tout Bercy hurle « Yeah » sauf moi qui me plaint de ma journée de boulot « oué bof j’étais de téléphone au travail, Paul, mais tu as vu je suis quand même venu ». Après il nous explique qu’il ne parle pas très bien français, plus tard il va nous révéler qu’il connaît une chanson française, surpris je me demande laquelle « Alouette » ou « Au clair de la lune » ou « Double je » ou « Quelque chose de Tennessee ». Mais c’est la Marseillaise que Paul Stanley chante, le public parisien ne se fait pas prier pour entonner l’hymne nationale cependant les spectateurs se lassent très vite certainement à cause de la politique actuelle de notre gouvernement ou à l’incapacité de Raymond Domenech qui perdure depuis sa prise en main de l’équipe de France de football. Sauf que moi je continue en hurlant « aux armes, citoyens ! » car je suis remonté, non mais sans blague.

Paul Stanley est une attraction à lui tout seul, il n’arrête pas de parler au micro entre deux chansons, il nous fait faire des vocalises avec lui ensuite comme un chef d’orchestre il ordonne aux deux tribunes qui se font face de pousser des cris l’une après l’autre. Franchement je m’éclate ce soir, je l’envie, je voudrais être à sa place.

Puis c’est un plaisir de voir Paul Stanley, bouger avec ses hauts talons, effectuer des sauts de cabri, jouer de la guitare entre ses jambes, se masturber sur scène avec son manche (de guitare je précise pour certaine), rejouer de la guitare mais cette fois derrière le dos ou sur les épaules, prendre des poses érotiques et de le voir danser en se dandinant tout en jouant de la gratte (mais il bouge moins bien que Mie). Bref un vrai showman qui conquit aisément un public par ses pitreries, ses déhanchements, sa distribution (en crachant par la bouche) de médiator, ses questions envers le public de Bercy « est ce que ça va la batterie, c’est assez fort ? » ou « est ce que ça va la lumière ? ». Cependant ce n’est pas fini, je vous narre la suite après.

Maintenant, passons au cas, Gene Simmons (demon) qui joue sous une épaisse armure de chevalier avec des pointes. Malgré son attirail, Gene enchaîne les sauts sur place et traverse la scène de long en large en marchant lourdement.

Quand Gene pousse la chanson, sa voix rocailleuse et grave remplit la salle alors que celle de Paul est plus criarde et aiguë.

De temps en temps, Gene nous gratifie de sa langue légendaire qui doit largement combler madame, c’est incroyable d’avoir une aussi longue langue, ce mec doit être dans le Livre des Records. Or comme pour le paragraphe au dessus, je vais vous conter la suite plus tard.

Au tour, de Tommy Thayer alias Spacemen, le guitariste soliste du groupe au jeu vraiment remarquable. Tommy joue juste sur ses différentes Gibson et nous offre sa très longue minute de gloire où il se retrouve seul sur scène pour nous montrer sa dextérité sur son manche (de guitare toujours je précise pour les même que tout à l’heure) en jouant derrière le dos et en jouant du classique (Beethoven enfin je n’y connais pas grand chose). Sauf qu’écrit ainsi, ce n’est pas spectaculaire, enfin ça paraît banal sauf quand la guitare expédie des étincelles et des feux d’artifice : c’est Kiss quand même !

Pour finir sur les membres de Kiss, évoquons si vous le voulez bien puis de toute façon vous n’avez pas trop le choix si vous avez lu ce long billet (très long, trop long), le batteur Eric Singer (Catman et non Cartman), le seul membre de Kiss qui ne porte pas des chaussures à plate-forme : l’escroc. Son jeu de batterie est minutieux et visuellement beau à voir, de plus Eric pousse la chanson et il s’en sort merveilleusement bien avec sa beau timbre de voix.

Au milieu du concert, il nous effectue un solo de batterie pour frimer les filles du premier rang de plusieurs minutes, or je vous rappelle que c’est Kiss, donc ? Evidemment la batterie s’élève grâce un élévateur où s’échappe de la fumée pour donner l’impression d’un décollage d’un OVNI.

Reprenons la suite du concert. Paul ramasse un string balancé sur scène et renifle celui-ci pour retrouver le propriétaire, l’odorat masculin est développé pour ce genre d’exercice. Sauf qu’on est là pour écouter du rock n’ roll et Paul a bien compris en rejetant le string dans la fosse, tant pis pour elle ou pour lui.

Bercy est un karaoké géant dont les spectateurs reprennent les chansons en chœur. Pour les gens qui ne connaissent pas bien Kiss, c’est une usine à tubes, vous connaissez forcement des chansons d’eux si vous écoutez souvent la radio et que vous avez la nostalgie des années 80. Contrairement à l’image qu’ils affichent que les plus puritains, intégristes ou crétins qualifient de satanique (les meilleurs groupes de rock ont signé avec Satan, message à mon futur groupe), la musique de Kiss est simplement du bon rock FM, vous savez le genre de rock qu’on écoute quand on fait un long trajet en voiture par exemple. Eh oui ! Ce groupe joue aussi des ballades rocks pour qu’on puisse danser un slow langoureux dessus mais ce soir Kiss a décidé d’être rock n’ roll (pas de slow).

Paul continue de parler au public parisien, dommage les français ne sont pas forcement bilingues et moi le premier mais j’en suis sûr que ça devait être intéressant. D’ailleurs Paul fait rire tout Bercy en prêtant l’oreille à la fosse qui hurlait des choses inaudibles et en s’inquiétant « what ? »

Ensuite il nous fait une recommandation pleine de sagesse « if you drink, don’t drive », Pete Doherty ne se serait pas permis de faire cette réflexion parce qu’il est rock n’ roll radical lui et pas modéré comme Kiss.

Sans comprendre, Paul exhibe un drapeau hollandais avec inscrit dessus le score de 4-1, pfff encore un con d’hollandais qui a fait le mariole en balançant son drapeau sur scène (déjà que pour Aerosmith c’était un drapeau italien, il y en a marre de perdre au foot). Cette fois il y a sanction, le public siffle et Paul Stanley qui a compris la scène, jette à terre le drapeau hollandais en se pissant le nez. Merci Paul tu es ROYAL !!! On est vengé…

Le show se ponctue par le titre fédérateur « Rock And Roll All Nite » et par des canons de confettis qui remplissent toute la salle et qui rendent presque invisible la scène. Gene Simmons et Tommy Thayer s’élèvent dans le ciel grâce aux élévateurs situés à chaque extrémités de la scène. Quel final ! Paul fracasse sa guitare sur la scène et moi je hurle de bonheur, quel pied de pouvoir se payer ce luxe. Mon père est tout sourire car comme moi il doit trouver ça cool de casser sa gratte sur scène.

Paul remercie le public parisien avec un « merci les amis » sous une volée de cris et d’applaudissements.

Cependant il n’y a pas eu de ? Rappel !!! Ben oui, le titre « I Was Made For Lovin’ You » n’est toujours pas joué.

Le groupe revient sur scène, Paul nous joue les accords de « Stairway To Heaven » de Led Zeppelin, Kiss est sûrement à court de chansons pour reprendre ce classique du rock que tout guitariste en herbe a joué au moins une fois pour amuser la gallerie. Paul commence à chanter « There a lady whos sure » mais arrête en faisant signe de la tête qu’il est devenu fou peut être pas autant qu’il ne pense car on a frôlé le procès avec Led Zeppelin.

Maintenant c’est au tour de Gene Simmons d’avoir sa minute de gloire. Au début du spectacle il a craché du feu, c’est un demon je vous le rappelle en prenant soin d’éviter ses petits camarades (dommage ça aurait pu être drôle). Cette fois, il crache du sang et révulse ses yeux, mon Dieu, j’ai peur ! A qui appartient ce sang ? A mon avis il a mangé le chanteur de la première partie Cinder Road, paix à son âme.

La basse de Gene ressemble à une énorme hache certainement l’arme du crime, avec celle-ci il entame un solo de bass (avec de la wah-wah, non ce n’est pas un chien c’est une pédale à effet) qui ressemble à grondement de tonnerre ou à un démarrage de voiture.

Puis Gene déploie ses ailes pour voler comme un demon et il décolle du sol pour se percher au niveau des éclairages sur un ponton et commence le tubesque « I love It Loud » qui met une ambiance effroyable avec les « yeah yeah yeah yeah yeah » hurlés par le public.

De nouveau, le noir total et une brève coupure permettant au bassiste de redescendre. La lumière se rallume Paul est heureux d’être avec nous et nous trouve génial, « normal » me dis-je, ici c’est Paris. Il nous trouve rock n’ roll et il introduit la prochaine chanson en disant que ça a été un tube énorme dans le passé, que son père dansait déjà dessus et que son grand-père aussi. A capella, Paul chante « dou dou dou dou dou dou dou dou » et les premières notes résonnent et j’appelle quelqu’un (qui se reconnaîtra) pour faire profiter en live de « I Was Made For Loving You » que tout Bercy reprend en chœur. Moi dans tout ça ? Je chante et je danse dans ma tribune me prenant pour Paul Stanley (exercice que j’ai déjà fait en présence de quelqu’un à la gratte, mais ce soir j’étais en air-guitar). Quel moment grandiose du concert ! Les musiciens jouent côte à côte en faisant une chorégraphie synchronisée pour accentuer encore plus le show.

Personne n’a envie que ça se termine, Paul explique qu’il aime tout le monde, la fosse, la tribune droite, la tribune gauche et la tribune centre et qu’il regrette qu’il n’y a seulement que les gens dans la fosse qui le voient de près. Mais Paul ne se démonte pas en trouvant une solution à ce dilemme.

Un anneau suspendu par un câble descend sur lui, Paul y glisse un pied et se maintient d’une main, il traverse Bercy suspendu dans le vide pour atterrir sur une mini scène sur laquelle il se trémousse puis après la chanson il repart comme il est venu. Ce mec est dingue mais j’adore.

Encore quelques morceaux introduits encore par Paul en nous disant grosso-modo qu’il y en a marre des mauvaises nouvelles à la télé, dans les journaux et à la radio et que ce soir c’est rock n’ roll, moi ça me convient comme programme.

Malheureusement tout a une fin, final époustouflant avec des effets pyrotechniques et des feux d’artifice « en veux tu en voilà » et Kiss nous quitte toujours avec Paul Stanley au micro « merci les amis » (en français s’il vous plait). La lumière se rallume et sur les télés on peut maintenant lire le message « thank you Paris ».

Set List :

Deuce
Strutter
Got To Choose
Hotter Than Hell
Nothing To Lose
C' Mon And Love Me
Parasite
She (solo de Tommy Tayher)
100,000 Years (solo de Eric Singer)
Cold Gin
Let Me Go, Rock N' Roll
Black Diamond
Rock N Roll All Nite
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Shout It Of Love
Lick It Up
I Love It Loud (solo de Gene)
I Was Made For Lovin' You
Love Gun
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Kiss 17 juin à Bercy

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