Le 19 juin 2007, je suis à Bercy pour voir un petit groupe américain de Boston qui se prénomme Aerosmith ! Je me souviens du film Wayne’s World 2 avec la participation justement d’Aerosmith et le passage où Wayne et Garth sont à genoux devant le chanteur Steven Tyler en l’implorant comme une divinité « on ne te mérite pas, on ne te mérite pas, on est à chier » ben voilà je suis comme eux, je ne mérite pas de voir AEROSMITH ! 64 euros, ah si, je mérite de les voir finalement.
A ce concert mon père m’accompagne ainsi que mon ami Julien et un pote à lui, il y a aussi une ex-collègue de travail Coralie et son copain (j’ai oublié son prénom, la honte) mais malheureusement on est dispersé dans Bercy mais on s’envoie des SMS pour commenter le concert.
La 1ère partie arrive sur scène le groupe Rose Hill Drive, ok pourquoi pas… Je dis à l’oreille de mon père le chanteur de ce groupe on dirait Björn Borg celui ci rigole comme quoi mon papa est bon public. J’envois ma blague à Julien par SMS, celui me répond « mdr c’est vrai en plus », sans rire le chanteur est blond chevelu avec un bandeau autour de la tête le mimétisme avec le tennisman est surprenant. Je continue mon show en envoyant le même SMS à Coralie qui m’envoie un « mdr ».
Rose Hill Drive est un trio qui joue un peu comme Deep Purple et autres groupes estampillés seventies. Le guitariste est un autre chevelu chétif dont les cheveux dissimule son visage, je ne sais pas à quoi ressemble ce chanteur à part à des cheveux qui jouent de la guitare avec un jeans pattes d’éléphant. Leur musique devient vite ennuyeuse selon moi, cependant le guitariste assure point de vue guitare avec des solos incroyables or les morceaux se ressemblent et j’envoie comme SMS à Julien « tu crois que c’est toujours la même chanson qu’ils jouent depuis 20 minutes ? ».
Soudain je reçois un SMS de Coralie « vivement Aerosmith ils me saoulent ». Je sais ce n’est pas sympa mais bon je suis venu voir Aerosmith alors j’applaudis très fort Rose Hill Drive en rajoutant un peu avec des acclamations à chaque fin de leurs longs très longs morceaux pour les faire partir.
Or j’ai tout faux je provoque l’effet contraire, je les ai trop chauffé et ils ne veulent plus partir, je dois être le seul dans Bercy à culpabiliser maintenant le groupe joue pour moi.
Enfin Rose Hill Drive nous quitte devinez comment ? Avec un solo de 10 minutes…
La lumière se rallume et les techniciens débarrassent le matériel de Rose Hill Drive, le mot débarrasser convient vraiment à cette scène. Puis un technicien place au milieu de la scène un pied de micro avec des foulards accrochés, je jubile c’est le micro de Steven Tyler ! Il va venir et je trépigne comme une radasse devant Tokio Hôtel.
Soudain mais en vérité il faut lire après plusieurs longues minutes d’attentes, minutes il faut lire 1 heure d’attente, la lumière s’éteint et l’écran diffuse un medley des titres d’Aerosmith, je hurle comme tout le public parisien.
J’entends les 1eres notes de Love In An Elevator, je danse et je chante d’ailleurs je pense qu’Aerosmith a choisi la bonne chanson pour commencer leur show et mettre directement l’ambiance.
Steven Tyler sort des coulisses, habillé comme une vieille voyante ou cartomancienne gitane, chapeau mauve, une veste longue assortie qui pendouille, un pantalon de la même couleur et des foulards partout ; un épouvantail… Oui si on veut... Mais c’est Steven Tyler !!! Le père de Liv Tyler (Arwen dans le Seigneur des Anneaux) ! Celui qui a le même chirurgien que Grâce de Capitani et d’Arielle Domsbale… Moi si je porte les même fringues que Steven on me prend pour Magloire. Pour revenir à la chanson Love In An Elevator, les paroles sont simples il suffit de dire « oh » ensuite « oh yeah » et pour les bilingues lors du refrain « Love In An Elevator ».
Après s’enchaîne « Falling In Love (Is Hard On The Knees) » qui ne fait pas retomber l’ambiance : c’est du pur bonheur.
Mais ce n’est pas fini, voici la ballade « Cryin’ », je sors mon portable et j’appelle Kathleen une amie pour répondre à sa requête : lui faire écouter « Cryin’ ». Celle-ci ne décroche plus voulant profiter de cette chanson qui évoque chez beaucoup d’entre nous des souvenirs. J’ai découvert mon corps devant le clip où jouent Liv Tyler et Alicia Silverstone, quel souvenir ! Je blague ça va…
Je chante en même temps que Steven Tyler car cette chanson j’ai su la jouer un peu à la guitare basse et que c’était une de mes nombreuses chansons préférées de mon adolescence. Par contre il est triste d’entendre cette chanson et de n’avoir aucune copine sous la main pour l’enlacer et pour tourner 7 fois dans sa bouche ma langue afin d’éviter de dire des bêtises.
Ce concert démarre merveilleusement bien après ces 3 chansons et ce n’est pas fini pourtant j’appréhende « I Don’t Wanna Miss A Thing », chanson du film Armageddon, ce titre d’Aerosmith je le trouvais vraiment mielleux tandis que ce soir cette chanson passe tranquillement à mes oreilles. Encore une fois j'appelle Stéphanie pour lui faire partager cette chanson à sa demande.
Steven Tyler joue avec le public avec ses vocalises, tout le monde reprend après lui « yeah », à un moment, débarrassé de son chapeau et de sa veste, il demande à une caméra de zoomer son ventre et il soulève son marcel pour qu’on puisse lire « lèche moi ».
Steven Tyler et son micro à pied légendaire orné de foulards ne font qu’un et il se ballade avec tout le long de la scène puis de temps en temps il le fait suspendre dans le vide afin de faire chanter le public avec lui.
Les autres musiciens assurent aussi le spectacle, le bassiste Tom Hamilton est sobre et discret, le batteur Brad Whitford a une coupe de djeun’s effet je viens de me lever, l’excellent guitariste Joe Perry nous fait une démonstration de guitare à nous écœurer à vie de cet instrument pour finir l’autre guitariste Joey Kramer fait vraiment son âge en étant naturel c'est à dire qu'il doit être un des seul à assumer son âge et cachant sa calvitie sous une casquette à paillette de mauvais goûts.
Steven Tyler fait l’amour avec les projecteurs, aguiche les filles qui sont dans une sorte de carré VIP sur la gauche de la scène (que des moches dedans).
Puis à un moment Tyler met son index sur sa énorme bouche, notre Gourou demande le silence, la salle s’exécute et il nous lâche un gros rototo comme celui que tu fais à table mais que tout le monde t’engueule parce que c’est crade sauf quand c'est Steven Tyler. D'ailleurs les gens rigolent et applaudissent.
Le show est époustouflant, Steven Tyler a du coffre et sa voix proche d’un chat qu’on égorge remplit Bercy.
Un des grands moments de ce concert, c’est la reprise d’un standard blues « Baby Please Don’t Go » : une claque.
Joe Perry nous gratifie par un énorme show à la guitare, il gratte derrière son dos (ah ah ah) pour frimer, il nous sort la 12 cordes, il joue de la harpe laser puis de cette fameuse guitare qui se joue sur deux genoux et avec les paumes des mains, immortalisée et réactalisée par Ben Harper (de qui?) a réactualisé sur scène. Par la suite on ne tient plus Joe qui nous joue du piano avec son pied malheureusement pour lui au moment de pousser la chansonnette le micro ne marche pas : la honte !
Ensuite il enlève son manteau en cuir long et sa chemise pour jouer torse nu à la fin il pose sa guitare sur le sol et il la frappe avec sa chemise pour provoquer de jolies étincelles : c’est great, vive les spéciaux !
Ce soir on a le droit à tous les tubes d’Aerosmith (sauf Dude (Looks Like A Lady)) dont le fameux « Dream On » qui me donne la chair de poule, Tyler montre sa performance vocale qui me scotche totalement, c'est incroyable pour une performance live (Mathilde tu crois que Mylène chante pour de vrai en live ?).
Joe Perry excité, termine le dernier morceau en se jetant sur la batterie et en défonçant tout sur son passage. Oh non ! Le con !!! Et le rappel alors ?
Aerosmith quitte la scène en nous saluant chaleureusement mais ça ne marche pas avec moi, les techniciens dans le noir remettent la batterie en état puis entre nous, ils n’ont pas joué « Walk This Way ».
Effectivement ils reviennent pour jouer « Walk This Way » mais sans Run-Dmc.
A ce moment j’en peux plus je suis limite à me faire dessus tellement que je suis bien et dans l'ambiance. J’accompagne Aerosmith en faisant de la air-basse et en chantant ce mythique refrain « Walk This Way, Just Give Me a Kiss ».
Cependant le spectacle n’est pas fini, il se conclue par « Mama Kin », ayé je me suis fait dessus parce que j’espérais cette chanson au fond de moi mais je ne pensais pas qu’ils allaient la jouer ce soir et comme dernier titre.
Voilà comment se termine une soirée magnifique en compagnie d’un groupe légendaire qui a assuré malgré quelques problèmes techniques. Steven Tyler au chant : quel performance ! Pour un mec qui a abusé des drogues et a failli y laisser sa peau : respect monsieur Tyler.
Petite fausse note que je dédicace à une italienne qui me lit peut être, un spectateur a balancé un drapeau italien sur la scène que Steven Tyler a ramassé et mis derrière son pantalon… Déjà que les italiens nous volent la coupe du Monde de foot ; ils continuent en nous volant le concert d’Aerosmith à Bercy…
En plus Steven Tyler est américain donc il n’a pas fait la différence entre le drapeau tricolore italien et français surtout à cause de l’éclairage.
Set list :
Love In An Elevator
Faling In Love (Is Hard On The Knees)
Cryin'
Eat The Rich
I Don't Wanna Miss A Thing
Jaded
Rag Doll
Janies Got A Gun
Baby Please Don't Go
Seasons Of Wither
Dream On
S.O.S. (Too Bad)
Livin' On The Edge
Stop Messi' Around
Sweet Emotion
Draw The Line
- - -
Walk This Way
Mama Kin